Il s'agit d'écrire des images du temps présent de façon qu'elles paraissent surgir d'une autre époque. Parler du temps, celui qui passe, celui qui reste, ces choses et ces vivants qui le traversent. Il s'agit de solliciter le lecteur à propose de sa propre place, lui proposer de s'interroger sur sa présence passagère face à la durabilité des choses. J'ai donc adopté de vieux appareils photo argentiques et j'utilise des pellicules noir & blanc périmées. Ainsi, je m'insinue dans le questionnement même de ma démarche : dépositaire de ce matériel, je me destine à lui prolonger l'emploi, à lui chercher le défaut et à en créer de supplémentaires dans le but de me rapprocher délicieusement de l'imparfait, de façon artisanale, par anticipation et sans trucage digital. De cette façon, il m'est possible d'offrir un regard particulier sur ce qui nous entoure aujourd'hui par le prisme d'une technique révolue.

 

 


Très attiré par la peinture, et particulièrement la couleur orange, j'offre également à mes monochromies la possibilité d'une certaine modernité, du contraste et un optimisme que mes photographies seules ne parviennent à insuffler. Les taches, les coulures et les glacis sont des artifices plastiques que j'utilise pour rappeler les imperfections que je cherche à créer dans mes photographies.

Ce procédé double, la photographie et la peinture, me permet de m'exprimer artistiquement de façon plus approfondie et sans entrave.

 

 


Récits, poèmes, textes de chansons, romans ou autres éditos, l'écriture est une expression artistique qui m'est essentielle depuis l'adolescence. J'ai entretenu mon imagination par des doses quotidiennes de 7ème Art puisque j'ai été projectionniste de cinéma pendant vingt ans, ce qui fait dire à certains de mes lecteurs que mon style est parfois très cinématographique.

 

« Croisée au hasard des rencontres sur le net, l'écriture de Franz Alias est tout sauf poussiéreuse. Elle se construit simplement et résonne comme les paroles d'une chanson. C'est d'ailleurs sur ce terrain là que cet auteur a retenu notre attention. » (François Christophe, OhOui Webmagazine)